La Filariose Lymphatique

Glossaire Lymphoedème, nouvellement diagnostiqué, Ma vie avec le lymphome et le Lymphoedème, Fibros, Bandage enveloppant, Lymphoedème pédiatrique, lymphoscintigraphie, Drainage manuel de lymphoedème, La Filariose Lymphatique, Traitement, Prévention de Cellulites, Erysipèle, Lymphangite, Lymphedema French (France)

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La Filariose Lymphatique

Postby patoco » Sun Jun 11, 2006 9:23 am

La Filariose Lymphatique

Lymphedema People

http://www.lymphedemapeople.com

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La Filariose Lymphatique

La filariose lymphatique, ou éléphantiasis, menace plus d'un milliard de personnes dans à peu près 80 pays. Sur les quelque 120 millions de personnes déjà affectées, plus de 40 millions sont gravement handicapées ou défigurées par la maladie. Un tiers des personnes infestées vivent en Inde, un tiers en Afrique et le reste principalement en Asie du sud, dans le Pacifique et dans les Amériques. Dans les zones tropicales et subtropicales où la filariose lymphatique est bien établie, la prévalence de l'infestation ne cesse de progresser. L'une des causes principales de cette augmentation est l'urbanisation rapide et sauvage, qui crée de nombreux gîtes larvaires pour les moustiques vecteurs de la maladie.

Dans ses manifestations les plus évidentes, la filariose lymphatique provoque une hypertrophie de la jambe ou du bras, des organes génitaux, de la vulve et des seins. Dans les communautés où la maladie est endémique, 10-50% des hommes et jusqu'à 10% des femmes peuvent être affectés. Ces aspects de la maladie ont de graves incidences psychologiques et sociales. Outre les anomalies visibles, les filaires provoquent plus couramment encore des altérations internes cachées des reins et du système lymphatique.

Cause

Les vers parasites filiformes Wuchereria bancrofti et Brugia malayi responsables de la filariose lymphatique vivent presque exclusivement chez l'être humain. Ces vers s'installent dans le système lymphatique, le réseau de ganglions et de vaisseaux qui maintiennent le délicat équilibre hydrique entre les tissus et le sang et sont un élément essentiel du système de défense immunitaire de l'organisme. Ils ont une durée de vie de 4-6 ans et produisent des millions de microfilaires immatures (larves minuscules) qui circulent dans le sang.

Transmission

La maladie est transmise par des moustiques qui, en piquant des personnes infestées, ingèrent les microfilaires qui se développent dans leur organisme et atteignent le stade infectant, d'ordinaire en 7-21 jours. Les larves migrent alors vers les pièces buccales du moustique, prêtes à pénétrer dans la peau par effraction à la suite de la piqûre du moustique, complétant ainsi le cercle.

Signes et symptômes

L'évolution de la maladie chez l'être humain reste une énigme pour les scientifiques. Bien que l'infestation soit généralement acquise dans la petite enfance, la maladie peut ne se manifester qu'au bout de plusieurs années.

Chez de nombreux sujets, effectivement, l'infestation n'a jamais de manifestations cliniques extérieures. Même en l'absence de symptômes cliniques, des études ont maintenant révélé que ces victimes, apparemment saines, présentent en fait une pathologie lymphatique latente et des lésions rénales. La forme asymptomatique de l'infestation est caractérisée le plus souvent par la présence dans le sang de milliers ou de millions de larves de parasites (microfilaires) et de vers adultes situés dans le système lymphatique.

Les symptômes les plus graves de la maladie chronique apparaissent en général chez les adultes, et davantage chez les hommes que chez les femmes. Dans les communautés où la maladie est endémique, 10-50% des hommes présentent des lésions génitales, notamment l'hydrocèle (oedème des bourses) et sont atteints d'éléphantiasis du pénis et du scrotum. L'éléphantiasis de toute la jambe, de tout le bras, de la vulve ou des seins - dont la taille peut atteindre plusieurs fois la normale - peut affecter jusqu'à 10% des femmes et des hommes de ces communautés.

Le lymphoedème chronique et l'éléphantiasis s'accompagnent souvent d'inflammations aiguës localisées de la peau, des ganglions lymphatiques et des vaisseaux lymphatiques, parfois dues à la réponse immunitaire de l'organisme au parasite mais résultant la plupart du temps de l'infestation bactérienne de la peau là où les défenses normales ont disparu sous l'effet de lésions lymphatiques sous-jacentes. Le fait de garder très propres les surfaces infectées peut fortement aider à la guérison et ralentir, voire même faire disparaître, une grande partie des lésions apparentes déjà présentes.

Dans les zones d'endémie, les manifestations chroniques et aiguës de la filariose tendent à se développer plus souvent et plus rapidement chez les réfugiés ou les nouveaux venus que dans la population locale, continuellement exposée à l'infestation. Le lymphoedème peut se développer en six mois et l'éléphantiasis dans l'année suivant l'arrivée.

Diagnostic

Jusqu'à très récemment, il était extrêmement difficile de diagnostiquer la filariose lymphatique car il fallait détecter les parasites dans le sang au microscope et, dans la plupart des régions du monde, les parasites ont une "périodicité nocturne" qui limite leur apparition dans le sang aux quelques heures autour de minuit. La mise au point d'une épreuve sur carte pour déceler la présence d'antigènes circulants des parasites sans installations de laboratoire et au moyen de quelques gouttes de sang seulement obtenues en piquant le bout du doigt à n'importe quelle heure de la journée a complètement transformé l'approche du diagnostic. Grâce à cette technique et à d'autres instruments diagnostiques nouveaux, il sera maintenant possible de mieux comprendre où se produit effectivement l'infestation et de surveiller plus aisément l'efficacité du traitement et des programmes de lutte.

Traitement

Communautés où la filariose est endémique. Le principal objectif du traitement de la communauté affectée est l'élimination des microfilaires du sang des sujets infestés afin d'interrompre la transmission de l'infestation par le moustique. Des études récentes ont montré qu'une dose unique de diéthylcarbamazine (DEC) avait le même effet durable (1 année) sur la réduction de la microfilarémie que les schémas précédemment recommandés de 12 jours de DEC et, plus important encore, que l'administration simultanée de 2 médicaments en dose unique (de préférence albendazole plus DEC ou ivermectine) éliminait à 99% les microfilaires du sang pendant une année complète après le traitement. C'est ce niveau d'efficacité thérapeutique qui a rendu possible l'application des nouvelles mesures destinées à éliminer la filariose lymphatique.

Soigner la personne. L'albendazole et la DEC se sont l'un et l'autre révélés efficaces contre les filaires adultes (dont l'élimination est nécessaire pour la guérison complète de l'infestation) mais les schémas thérapeutiques idéaux restent à définir. Il est évident que ce traitement antiparasitaire peut améliorer l'éléphantiasis ou l'hydrocèle (spécialement aux premiers stades de la maladie) mais le principal progrès thérapeutique qui a permis de soulager les souffrances des personnes atteintes d'éléphantiasis tient à la reconnaissance du fait que la progression de la maladie est due en grande partie à une surinfestation bactérienne ou fongique des tissus associée à une anomalie de la fonction lymphatique provoquée par une infestation filarienne antérieure. C'est pourquoi une hygiène rigoureuse des membres affectés, assortie de mesures d'appoint pour réduire l'infestation au maximum et favoriser le courant lymphatique, se traduit par une réduction spectaculaire de la fréquence des accès aigus d'inflammation ("fièvre filarienne") et une amélioration étonnante de l'éléphantiasis même.

La stratégie de l'OMS pour l'élimination de la filariose

La stratégie du Programme mondial pour l'élimination de la filariose lymphatique comporte deux volets: premièrement, arrêter la propagation de l'infestation (c'est-à-dire interrompre la transmission) et, deuxièmement, atténuer les souffrances des personnes affectées (lutte contre la morbiditié).

Pour interrompre la transmission, les districts où la filariose lymphatique est endémique doivent être recensés et des programmes communautaires ("traitement de masse") ensuite mis en œuvre pour traiter toutes les populations exposées. Dans la plupart des pays, le programme reposera sur l'administration annuelle d'une dose unique de deux médicaments associés: albendazole plus diéthylcarbamazine (DEC) ou ivermectine, cette dernière dans les régions où l'onchocercose ou la loase peuvent également être endémiques; ce traitement annuel basé sur l'administration d'une dose unique doit s'étendre sur 4-6 ans. Un autre schéma communautaire possible tout aussi efficace est l'utilisation de sel de table/cuisine enrichi de DEC dans la région d'endémie pendant un an.

Pour atténuer les souffrances dues à la maladie, des programmes d'éducation communautaire devront sensibiliser les malades affectés. Ces programmes insisteront sur les avantages d'une hygiène locale poussée et la possibilité d'améliorer les lésions déjà présentes et de prévenir les accès aigus d'inflammation, incapacitants et douloureux.

En annonçant en 1998 leur collaboration aux activités de lutte de l'Organisation mondiale de la Santé, les laboratoires pharmaceutiques SmithKline Beecham se sont généreusement engagés à fournir de nombreuses ressources (en particulier l'albendazole, l'un des médicaments de base de la stratégie de l'élimination), à titre gratuit, aussi longtemps qu'il serait nécessaire pour assurer la réussite du programme d'élimination. Ce don, associé à la récente décision de Merck and Co., Inc. d'étendre son programme de distribution de Mectizan® (ivermectine) au traitement de la filariose lymphatique, le cas échéant, et la création de partenariats supplémentaires avec d'autres organisations privées, publiques et internationales, y compris la Banque mondiale, ont encore renforcé les chances de réussite de l'élimination.

Impact économique et social

En raison de sa prévalence fréquente dans des zones rurales reculées et dans des zones périurbaines et urbaines défavorisées, la filariose lymphatique est surtout une maladie de la pauvreté. Ces dernières années, la filariose lymphatique a régulièrement augmenté du fait de l'expansion des taudis et de la pauvreté, spécialement en Afrique et dans le sous-continent indien. De nombreux malades atteints de filariose étant physiquement handicapés, cette pathologie empêche aussi les malades de travailler normalement. La lutte pour l'élimination de la filariose lymphatique est aussi une lutte contre la pauvreté.

La filariose lymphatique est aussi un lourd fardeau social, particulièrement grave du fait des caractéristiques particulières de la maladie, d'autant que les complications chroniques sont souvent dissimulées et considérées comme honteuses. Pour les hommes, les manifestations génitales sont un handicap grave, cause de gêne physique et d'ostracisme social. Pour les femmes, la maladie est aussi assortie d'un sentiment de honte et de tabous. Celles qui présentent un lymphoedème sont considérées comme indésirables et, en cas d'hypertrophie des membres inférieurs et des organes génitaux, elles sont rejetées par la société; le mariage, source essentielle de sécurité dans de nombreuses situations, est souvent impossible.

Pour plus d'informations:

WHO Media centre
Téléphone: +41 22 791 2222
Courriel: mediainquiries@who.int

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs102/fr/

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Images diagnostique

http://images.google.fr/images?svnum=10 ... 859-1&q=la filariose lymphatique

Images diagnostique

http://fr.search.yahoo.com/search/image ... 859-1&p=La Filariose Lymphatique

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La filariose lymphatique

La filariose lymphatique est une maladie tropicale causée par un ver nématode appelé filaire. On estime que plus de 120 millions de personnes sont infectées dans le monde. Les principaux foyers se situent en Asie, en Afrique, en Amérique latine, en Amérique centrale et dans le Pacifique occidental.

En Polynésie française, le ver à l’origine de la maladie a pour nom Wuchereria bancrofti, variété pacifica. Il parasite l’Homme exclusivement.

et ses manifestations

Au premier stade de la maladie, aucun signe n’est apparent. Il arrive même que les filaires soient de sexe identique et ne puissent se reproduire.

Plus tard, le sujet infecté subit des poussées de fièvre successives dues à une inflammation des ganglions (mariri) et des vaisseaux lymphatiques. Il s’agit là de la phase aiguë de la filariose.

Au fil des années, ces crises de lymphangite et d’adénite se multiplient à mesure que les filaires sont plus nombreuses et bouchent les voies lymphatiques. Un œdème des membres ou des parties génitales se forme progressivement. On entre alors dans la phase chronique de la maladie avec l’apparition d’une chylurie (urines laiteuses) mais aussi de l’éléphantiasis (feefee) et de l’hydrocèle. Ces déformations sont inesthétiques, invalidantes et lourdes de conséquences sur le plan fonctionnel, psychologique et social.

Comment la maladie se transmet-elle ?

La filariose n’est pas directement contagieuse. Seule l’intervention d’un vecteur assure sa transmission d’un individu à un autre. Dans nos îles, le principal vecteur est le moustique Aedes polynesiensis. L’Homme est contaminé par des piqûres de moustiques femelles abritant des larves infectantes.

Ces larves pénètrent dans la peau puis se fixent dans le système lymphatique où elles poursuivent leur cycle de croissance, pendant 3 à 6 mois, jusqu’au stade adulte. Ces adultes, appelés macrofilaires, sont des vers ronds, filiformes, d’une couleur blanche translucide. La femelle de Wuchereria atteint une longueur de 8 à 10 cm. Plus petit, le mâle mesure entre 2 et 6 cm de long. Leur durée de vie est d’environ 10 ans.

Après fécondation, les filaires femelles pondent des milliers de microfilaires. La reproduction du parasite s’opère donc chez l’Homme. Mais le développement des microfilaires nécessite impérativement le passage chez le moustique. Les microfilaires quittent alors le système lymphatique pour rejoindre la circulation sanguine.

Aspirées par Ae. polynesiensis lors d’un repas sanguin, elles subissent plusieurs transformations dans son organisme avant de devenir, 10 à 15 jours plus tard, de nouvelles larves infectantes. A l’occasion du prochain repas sanguin, ces larves migrent vers la trompe du moustique vecteur d’où elles pourront s’échapper et parasiter un individu sain. Le même cycle peut dès lors se répéter.

http://www.ilm.pf/fi-filariose.html

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La filarios

La filariose lymphatique est une maladie tropicale causée par un ver nématode appelé filaire. On estime que plus de 120 millions de personnes sont infectées dans le monde. Les principaux foyers se situent en Asie, en Afrique, en Amérique latine, en Amérique centrale et dans le Pacifique occidental.

En Polynésie française, le ver à l’origine de la maladie a pour nom Wuchereria bancrofti, variété pacifica. Il parasite l’Homme exclusivement.

et ses manifestations

Au premier stade de la maladie, aucun signe n’est apparent. Il arrive même que les filaires soient de sexe identique et ne puissent se reproduire.

Plus tard, le sujet infecté subit des poussées de fièvre successives dues à une inflammation des ganglions (mariri) et des vaisseaux lymphatiques. Il s’agit là de la phase aiguë de la filariose.

Au fil des années, ces crises de lymphangite et d’adénite se multiplient à mesure que les filaires sont plus nombreuses et bouchent les voies lymphatiques. Un œdème des membres ou des parties génitales se forme progressivement. On entre alors dans la phase chronique de la maladie avec l’apparition d’une chylurie (urines laiteuses) mais aussi de l’éléphantiasis (feefee) et de l’hydrocèle. Ces déformations sont inesthétiques, invalidantes et lourdes de conséquences sur le plan fonctionnel, psychologique et social.

Comment la maladie se transmet-elle ?

La filariose n’est pas directement contagieuse. Seule l’intervention d’un vecteur assure sa transmission d’un individu à un autre. Dans nos îles, le principal vecteur est le moustique Aedes polynesiensis. L’Homme est contaminé par des piqûres de moustiques femelles abritant des larves infectantes.

Ces larves pénètrent dans la peau puis se fixent dans le système lymphatique où elles poursuivent leur cycle de croissance, pendant 3 à 6 mois, jusqu’au stade adulte. Ces adultes, appelés macrofilaires, sont des vers ronds, filiformes, d’une couleur blanche translucide. La femelle de Wuchereria atteint une longueur de 8 à 10 cm. Plus petit, le mâle mesure entre 2 et 6 cm de long. Leur durée de vie est d’environ 10 ans.

Après fécondation, les filaires femelles pondent des milliers de microfilaires. La reproduction du parasite s’opère donc chez l’Homme. Mais le développement des microfilaires nécessite impérativement le passage chez le moustique. Les microfilaires quittent alors le système lymphatique pour rejoindre la circulation sanguine.

Aspirées par Ae. polynesiensis lors d’un repas sanguin, elles subissent plusieurs transformations dans son organisme avant de devenir, 10 à 15 jours plus tard, de nouvelles larves infectantes. A l’occasion du prochain repas sanguin, ces larves migrent vers la trompe du moustique vecteur d’où elles pourront s’échapper et parasiter un individu sain. Le même cycle peut dès lors se répéter.

Les actions de lutte se poursuivent

Au début du XXe siècle, le rôle vecteur du moustique était mis en évidence mais, en l’absence de traitements efficaces, la filariose demeurait un fléau sanitaire majeur. Ainsi, au lendemain de la seconde guerre mondiale:

· près de 40% des habitants étaient porteurs de microfilaires (avec des pics à 80% dans certaines vallées ou îles),

· 8% de la population souffraient d’éléphantiasis.

En 1949, grâce à William A. Robinson et à l’association antifilarienne, était créé l’Institut de Recherches Médicales des Etablissements Français de l’Océanie (Fare Mariri) dont l’objectif était la lutte contre la filariose. Cet institut deviendra l’Institut Louis Malardé.

Un service de soins apporte soulagement aux malades les plus sévèrement touchés tandis que les « taote mariri » dépistent les porteurs de microfilaires et distribuent à toute la population de la Notézine (diéthylcarbamazine ou DEC).

Ces traitements de masse ont permis de faire rapidement chuter le taux de prévalence de porteurs de microfilaires. Celui-ci était estimé à 2% lorsqu’en 1982 le programme de lutte est interrompu.

Mais dix ans plus tard, la prévalence microfilarienne avait de nouveau augmenté. En 1993, le Ministère de la Santé instaurait un nouveau programme de chimioprophylaxie de masse basé sur une distribution semestrielle de DEC.

La filariose demeure aujourd’hui un problème de santé publique. Aussi la Polynésie française a-t-elle adhéré au Programme d’élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique (PacELF) mis en œuvre par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique. Celui-ci repose sur une distribution annuelle de DEC à la dose de 6 mg/kg et d’albendazole (400 mg) à l’ensemble de la population, pendant une durée d’au moins 5 ans, et vise l’éradication de la maladie d’ici 2010. Cette campagne a débuté en avril 2000 sur notre territoire.

Plusieurs pôles de recherche

Les recherches menées à l’Institut Louis Malardé ont pour objectif le développement des connaissances sur les interactions entre W. bancrofti, son hôte (l’homme) et son vecteur (le moustique), ainsi que la définition de stratégies de contrôle de la filariose. Trois unités collaborent :

· Le Laboratoire de recherche en entomologie médicale étudie la bioécologie du moustique Ae. Polynesiensis et teste de nouvelles méthodes de lutte. Les expérimentations s’orientent aujourd’hui vers l’évaluation de différentes techniques de piégeage qui devraient permettre de mesurer avec précision les densités de populations vectrices et d’exercer une surveillance accrue des risques épidémiologiques.

· Le Centre de consultation médicale et d’investigation épidémiologique :

* prend en charge les patients filariens,

* est responsable de l’évaluation du programme PacELF en collaboration avec la Direction de la Santé.

· Le Laboratoire de recherche en parasitologie médicale a développé et validé une gamme de tests permettant la détection du parasite chez l’Homme et le moustique :

* microfilarémie et antigénémie (marqueur de la présence de vers adultes),

* détection des anticorps spécifiques,

* mesure du taux d’infestation chez les moustiques.

De tels outils permettent notamment de contrôler l’efficacité des traitements prescrits pour lutter contre la transmission de la filariose.

En parallèle, l’équipe explore de nouvelles voies de recherche, en relation avec le Laboratoire de recherche en entomologie médicale.

http://www.ilm.pf/fi-filariose.html

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ÉLIMINATION DE LA FILARIOSE LYMPHATIQUE - DEUXIÈME RÉUNION DE L'ALLIANCE MONDIALE POUR L'ÉLIMINATION DE LA FILARIOSE LYMPHATIQUE, INDE

La deuxième réunion de l'Alliance mondiale pour l'élimination de la filariose lymphatique, accueillie par le Gouvernement de l'Inde, s'est tenue à New Delhi, les 2 et 3 mai 2002. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a organisé la réunion en sa qualité de secrétariat de l'Alliance. Ont participé à la réunion des représentants de 24 pays d'endémie y compris 11 ministres de la santé, des représentants d'organisations internationales et non gouvernementales, du secteur privé, d'institutions internationales de développement, de centres collaborateurs et d'instituts universitaires et de recherche. Les discussions techniques en plénière ont porté sur l'état actuel de l'Alliance, la présentation des programmes d'élimination au Burkina Faso et en Inde, et l'élimination de la filariose lymphatique comme instrument de réduction de la pauvreté et de développement durable. À la suite des discussions techniques, quatre groupes de travail se sont formés pour examiner : a) la maîtrise nationale de l'élimination de la filariose lymphatique; b) l'élimination de la filariose lymphatique, la réduction de la pauvreté et le développement durable; c) l'adhésion à un partenariat mondial; d) les partenariats du niveau national.

La réunion a pris la décision importante d'engager l'Alliance à élargir les programmes nationaux d'élimination de manière à couvrir une population à risque de 350 millions de personnes d'ici 2005.

Avant la réunion de l'Alliance, 22 administrateurs de programmes nationaux de lutte contre la filariose lymphatique se sont réunis pendant 2 jours pour examiner : a) la réalisation d'une couverture élevée par les médicaments : questions relatives à la mobilisation sociale et à la communication en vue d'obtenir un appui social et politique; b) l'évaluation de l'impact des traitements médicamenteux de masse : surveillance et notification; c) la prévention des incapacités liées à la filariose lymphatique.

Les participants à la deuxième réunion de l'Alliance ont fait la déclaration suivante

Les partenaires de l'Alliance mondiale pour l'élimination de la filariose lymphatique (réunis à New Delhi les 2 et 3 mai 2002) :

a) remercient le Gouvernement indien pour avoir généreusement accueilli la conférence;

b) se félicitent des progrès réalisés pour éliminer la filariose lymphatique depuis la création de l'Alliance à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) en mai 2000, notamment dans les domaines de la pharmacovigilance, de l'intégration dans les systèmes de santé nationaux, de la régionalisation et du centrage des activités du programme sur la réduction de la pauvreté;

c) se félicitent de ce qu'en 2001 le traitement médicamenteux de masse dans 22 pays a réussi à atteindre quelque 26 millions de personnes - chiffre 10 fois supérieur à celui atteint en 2000;

d) reconnaissent l'importante contribution fondamentale des gouvernements nationaux des pays d'endémie, notamment en termes de mise en œuvre des programmes, et constatent encore une fois que, sans ces contributions et cet engagement, l'action visant à éliminer la filariose lymphatique, y compris la recherche opérationnelle, la prévention des incapacités et la réduction de la morbidité, ne pourrait être efficace;

e) notent avec gratitude les contributions décisives de GlaxoSmithKline, de Merck & Co., Inc., de la Fondation Bill et Melinda Gates, du Department for International Development - Royaume-Uni, du Gouvernement japonais et du Fonds arabe pour le Développement social et économique, au programme;

f) constatent que, pour poursuivre sur la lancée et couvrir une population à risque de 350 millions de personnes d'ici 2005, un financement supplémentaire d'au moins 100 millions dollars américains est requis pour compléter l'importante contribution des pays d'endémie;

g) se félicitent des conclusions des groupes de travail qui ont servi de guide pour explorer plus avant les moyens de constituer une Alliance active bénéficiant de la participation solide des pays d'endémie, ce qui nécessite la création de toute urgence d'un groupe de travail pour le plaidoyer et la mobilisation des ressources et d'autres moyens pour parachever les travaux découlant des groupes de travail dans l'intervalle des réunions de l'Alliance.

Décident :

a) de tout mettre en oeuvre pour éliminer la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique dans les délais fixés par la résolution WHA50.29 de l'Assemblée mondiale de la Santé et le Plan stratégique de l'Alliance mondiale.

À cette fin, les partenaires s'engagent à:

b) achever la cartographie de la distribution de la filariose lymphatique d'ici 2005;

c) agrandir les programmes nationaux d'élimination afin qu'ils puissent assurer la couverture élevée nécessaire à 350 millions de personnes à risque d'ici 2005;

d) avoir pour objectif la prévention des incapacités et viser à ce que, d'ici 2005, 50 % des programmes aient mis en place une stratégie de prévention de l'incapacité dans le cadre des plans nationaux;

e) tout mettre en oeuvre pour obtenir les ressources supplémentaires requises aux fins susmentionnées afin de compléter les contributions des pays d'endémie.

Source: Relevé épidémiologique hedomadaire, Vol 77, No 22, 2002.

http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccd ... 815fb.html

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La filariose lymphatique

L’Alliance mondiale pour l’élimination de la filarioselymphatique

Agents infectieux

La filariose lymphatique est une maladie parasitaire causée par des vers filiformes microscopiques : Wuchereria bancrofti, Brugia malayi, et Brugia timori.

Importance de la maladie

La filariose lymphatique affecte plus de 120 millions de personnes dans plus de 80 pays. W. bancrofti estprésent dans la plupart des régions chaudes et humides du monde en particulier dans certaines parties del’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie et les îles du Pacifique. B. malayi prévaut dans le Sud-est de l’Asie et dans les zones rurales du Sud-ouest de l’Inde tandis que B. timori est endémique uniquement dans les îles du sud-estde l’Indonésie.

Réservoir

Les humains dont le sang est contaminé par les microfilaires constituent le réservoir en vers W. bancrofti, B.malayi (périodique) et B. timori.

Transmission

La maladie est transmise par les piqûres de moustiques infestés. Les vecteurs communs pour W. bancrofticomprennent: Culex quinquefasciatus, Anopheles gambiae, An. funestus, et Aedes polynesiensis. Certaines espèces de Mansonia, Anopheles et Aedes transmettent B. malayi. B. timori est transmis par An. barbirostris. Les microfilaires ingérées pénètrent la paroi intestinale du moustique femelle et se développent dans lesmuscles thoraciques en larves qui migrent ensuite vers le proboscis. Lorsque le moustique prend son repas de sang, les larves émergent alors et pénètrent la peau à l’endroit de la piqûre de moustique.

Symptômes1

Il existe un large spectre de présentations cliniques de la filariose lymphatique dans les zones d’endémicité:

•Asymptomatique avec microfilarémie

•Fièvre filarienne aiguë et récidivante, lymphadénite et lymphangite rétrograde avec ou sans microfilarémie

•Signes chroniques d’hydrocèle ou chylurie ou lymphoedème ou éléphantiasis avec niveaux faibles ou indétectables de microfilarémie

•Syndrome du poumon éosinophilique tropical

Prévention

La prévention passe d’abord par l’éducation dans les zones endémiques sensibilisant les populations au mode de transmission de la filariose et aux méthodes de lutte contre les moustiques. Les méthodes de prévention dela transmission à long terme doivent se baser sur une amélioration des conditions de logement (moustiquaires), des conditions sanitaires et sur l’élimination des gîtes larvaires des moustiques2.

La prévention c’est aussi la distribution aux communautés de médicaments qui tuent les microfilaires. Actuellement, des associations de deux médicaments, l’albendazole et soit le diéthylcarbamazine (DEC) ou le Mectizan® (nom générique : ivermectine) sont utilisées dans les campagnes de distribution massive demédicaments. Ces médicaments sont donnés une fois par an pendant au moins cinq ans. Le sel de table enrichi en DEC peut aussi être utilisé sur une période de 1 à 2 ans pour interrompre la transmission.

1Addiss DG and G Dreyer. (2000) Treatment of Lymphatic Filariasis. IN: Lymphatic Filariasis. TB Nutman, Ed. Imperial College Press: London. 2 Chin J, ed. (2000) Control of Communicable Diseases Manual, 17thedition. APHA: Washington DC.

www.sph.emory.edu/LFSC/ french/overview/LFdisease-French.pdf

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Un futur sans filariose lymphatique»Présentation de l’argumentation

L’Alliance mondiale pour l’élimination de la filariose lymphatique


www.sph.emory.edu/LFSC/french/overview/LFcase2005-F.pdf

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Pour plus d'informations:

La Filariose Lymphatique

http://www.caducee.net/notallowed ... ariose.asp

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La Filariose Lymphatique

http://hacharate.ifrance.com/_private/la_filariose.html

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La Filariose Lymphatique

http://www.vulgaris-medical.com/front/? ... ticle=1926

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La Filariose Lymphatique

http://orphanet.infobiogen.fr/static/FR ... tique.html
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